Pareil à l’an qui s’en est allé, je vous ai déjà infligé mes découvertes à Millésime Bio Jeudi dernier. J’y reviens en axant mon propos sur le Carignan. Dans les travées du salon devenu désormais incontournable, je suis tombé sur de plus en plus de visiteurs intrigués par le cépage maudit, le pestiféré, le malotru, le pisseux, le roturier. Mes amis journalistes canadiens me paraissaient bien partis pour en faire une vedette prochaine et nombreux furent les confrères de toutes nationalités à me poser des questions à son sujet.

Tandis que des vignerons me vantaient leur vin de Pays d’Oc de pur Chardonnay, Sauvignon ou autre Cabernet, je me faisais un malin plaisir de leur rétorquer que tant que cette dénomination n’aura accepté que l’on fit un pur Carignan (le cépage y est toléré, mais pas seul) sous la couverture Pays d’Oc, je faisais le choix d’une grève sur le carreau. Ma décision était prise, unilatéralement, je ne goûterai plus, même sous la pression, tout Pays d’Oc réduisant le Carignan au simple rôle de figurant. Je sais, il ne faut jamais dire jamais…

Lire la suite ici